Aurélien pousse un coup de gueule, et il a raison. Le nouveau site de l'UNADEV est d'un piètre niveau d'accessibilité: un comble !

Un site qui a pour public principal des personnes aveugles ou mal-voyantes peut-il s'offrir le luxe de passer à côté de l'accessibilité numérique ? Peut-on encore en 2006 ignorer les avantages concrets de l'accessibilité ? Je suis certain que non.

Je passe sur la phase des critiques (niveau d'accessibilité anormalement bas, techniques des référencement douteuses, qui "sautent à l'oreille" de la synthèse vocale... bref le billet d'Aurélien détaille tout cela). Je m'intérroge sur les facteurs qui ont pu amener ce résultat.

  • le client final est-il mal informé ? Malgré les séminaires, les conférences, les publications, les articles de presse ? Est-ce suffisant, est-ce adapté, est-ce bien fait ?
  • même question pour le prestataire. Avons-nous réussi à bien expliquer les avantages de la méthodologie accessibilité ?
  • notre discours est-il clair ? Quand je vois le mélange encore récurrent entre conformité du balisage ("validateur W3C") et accessibilité. Je me dit que non. Mettons de suite les idées au clair : conformité n'implique pas forcément accessibilité. La conformité permet d'être dans de bonnes conditions pour atteindre nos objectifs d'accessibilité, ni plus ni moins.
  • est-ce qu'on ne se noit pas sous la technique ? Conservons-nous à l'esprit l'aspect humain de l'accessibilité ?

Il me semble que la communauté du webdesign et de l'accessibilité doit franchir une étape et trouver les réponses à ces questions. Voir un site tel que celui de l'Unadev inaccessible sonne pour moi comme un constat d'echec. L'accessibilité a peut-être besoin de sortir de l'adolescence pour passer à l'âge adulte. Ne croyez-vous pas ?